Pompe immergée à Sarcelles
Orages, Petit Rosne et gypse : à Sarcelles, le règlement d’urbanisme encourage la cuve de pluie, que la pompe immergée remonte vers le jardin.
À Sarcelles, l’eau de pluie a déjà tout envahi : le syndicat de rivière rappelle « le souvenir très présent de 1992 », année où la ville a été inondée. Le règlement d’urbanisme parle de carrières abandonnées, de gypse et de ruissellement. Ici, la pompe immergée sert à mettre l’eau de pluie en réserve autant qu’à la repousser.
14 arrêtésde catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue recensés de 1983 à 2018
0,7 l/s/hadébit de fuite maximal demandé par le SIAH pour une pluie de retour de 50 ans sur un nouveau projet
Pompe immergée à Sarcelles : la cuve de pluie encouragée par le PLU
Le règlement du plan local d’urbanisme demande de limiter l’imperméabilisation et autorise la récupération des eaux de pluie, conformément à l’arrêté ministériel du 21 août 2008, pour des usages qui n’exigent pas d’eau potable. Une cuve enterrée ou posée au pied d’une gouttière devient alors une réserve pour l’arrosage, et la pompe immergée (ou pompe submersible) la remonte vers le jardin. Un puits ou un forage se déclare en mairie, avec le Cerfa 13837*03 ou sur DUPLOS, au moins un mois avant les travaux.
Petit Rosne, 1992 et orages : un risque venu du ciel
Le règlement note que la commune a connu plusieurs inondations lors d’orages violents, avec ruissellement et débordement du réseau pluvial, et qu’un plan de prévention du Petit Rosne était alors en préparation. Le syndicat chargé des vallées du Croult et du Petit Rosne a rouvert la rivière dans le projet « Sarcelles-village », né du souvenir de l’inondation de 1992. Dans ces quartiers, la cave inondée vient de la pluie qui s’engouffre, pas d’un fleuve qui monte.
Débit de fuite : retenir l’eau avant de la rejeter
Pour tout nouveau projet, construction ou réhabilitation, le SIAH ou le service de l’assainissement du département de Seine-Saint-Denis, selon les secteurs, demande un débit de fuite maximal de 0,7 litre par seconde et par hectare de parcelle, avec une pluie de retour de 50 ans. En pratique, une cuve de rétention et une pompe de relevage régulée remplacent le rejet direct à l’égout. Une pompe de ce type travaille par intermittence pendant des heures, ce qui demande un flotteur fiable et un clapet anti-retour en bon état.
Sous les pelouses, des carrières et du gypse
La commune compte plusieurs carrières souterraines abandonnées, dont les périmètres valent servitude, et des secteurs gypsifères où le règlement proscrit l’infiltration des eaux pluviales à la parcelle. Dans ces zones, l’eau d’un trop-plein de cuve ne se disperse pas dans le sol : on la dirige vers le réseau, avec un rejet régulé.
Les communes voisines ont aussi leur page : pompe immergée à Villiers-le-Bel, pompe immergée à Garges-lès-Gonesse et pompe immergée à Goussainville. Pour une installation automatique, voyez la pompe immergée automatique.
Questions fréquentes
Puis-je récupérer l’eau de pluie de mon toit à Sarcelles ?
Le règlement du plan local d’urbanisme le prévoit pour des usages sans eau potable, selon l’arrêté du 21 août 2008 ; l’infiltration est en revanche proscrite dans les zones de dissolution du gypse.
Sarcelles a-t-elle déjà connu des inondations reconnues ?
Géorisques liste 14 arrêtés pour inondations et coulées de boue, de 1983 à juin 2018, dont plusieurs en mai et juin 2016.
Faut-il déclarer un puits dans mon jardin ?
Oui, en mairie, avant les travaux s’il est neuf. Son eau n’est pas potable par défaut.


